
L'acte d'accusation contre l'homme d'affaires Stanko Subotić est sérieusement remis en question en raison du retrait de la déclaration du témoin principal, Gordana Grujicic. Selon Radio Liberté, Gordana Grujučić a dit, lors de l'audience du 18 février, que sa déclaration antérieure, dans laquelle elle a accusé Stanko Subotić de commerce illégal de cigarette, avait été donnée sous la menace de la police et sous l'usage de la torture.
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Les accusations montées, qui ont servi de base à la campagne contre Stanko Subotic lancée par l'hebdomadaire "Nacional" de Zagreb, ont été lancées du Cabinet du président de la RFY de l'époque, Vojislav Kostunica. C'est pourquoi une plainte sera portée contre des auteurs anonymes, ont communiqué les membres de l'Equipe d'avocats de Subotic à une conférence de presse tenue à Belgrade.
L'Equipe d'avocats a présenté au public des documents dans lesquels il est indiqué que l'hebdomadaire croate "Nacional" et le quotidien "Dan" de Podgorica recevaient, en 2001, des articles de presse commandés de Belgrade, qui ont porté préjudice à Subotic.

Les autorités françaises, suisses et russes sont unanimes à conclure que Stanko Subotic n'est pas coupable et qu’il n'y a pas de raison pour sa poursuite judiciaire. Le prétendu délit pénal qui pèse sur lui n'existe dans aucun de ces pays.
Autrement dit, partout dans le monde Subotic serait considéré comme un homme libre. Sa biographie et son oeuvre ne peuvent être remis en question.

Au cours des dix dernières années, deux régimes, celui de Slobodan Milosevic et celui de Vojislav Kostunica, ont intenté deux procès similaires contre Stanko Subotic, en leur attribuant seulement des qualifications différentes.
Le premier procès s’est achevé par la victoire de Subotic, le deuxième est toujours en cours, et ses instigateurs tentent de discréditer Subotic et de le proclamer coupable avant la prononciation du verdict.
Les avocats de Stanko Subotic sont convaincus que les pièces de ces deux procès suffiront pour remporter encore une victoire.

Les avocats de Stanko Subotic ont porté plainte devant la Cour européenne des Droits de l'homme à Strasbourg, en raison de la violation du droit à la défense de Subotic, Nikola Milosevic, Milan Rankovic et Ivana Krcmaric, accusés devant le Département spécial du Tribunal départemental de Belgrade, pour prétendu délit pénal d'abus d'autorité.
La plainte a été portée en vertu de l'article 34 de la Convention européenne des Droits de l'homme et des dispositions 45 et 47 du Règlement interne de la Cour.

Stanko Subotic est innocent et nous sommes convaincus que nous prouverons son innocence devant le Tribunal aussi. Cependant, le cas entier de Subotic ne consiste pas en un procès, engagé à partir d'un acte d'accusation monté.
Il s'agit des nombreuses années de lutte pour la justice d'un homme qui était persécuté par deux régimes, sans s'engager pourtant dans la politique, et qui était dans les deux cas diabolisé et forcé à quitter son pays.
Il s'agit donc de la lutte d'un homme pour être, après tout, libre dans son propre pays.
Rappelons que ce pays souhaite adhérer à l'Europe, et qu’en Europe, Subotic est libre. Pourquoi ne le serait-il pas en Serbie aussi?